La situation reste donc toujours aussi préoccupante, avec une augmentation continue du nombre de cas et de décès au niveau national, malgré une baisse progressive en Ituri (cf article de l'OMS: Ebola en RDC : la baisse des cas en Ituri ne suffit pas encore à enrayer l’épidémie).
 
Plusieurs facteurs compliquent fortement la maîtrise de l'épidémie :
 
• les conflits armés dans l'est de la RDC ;
• les déplacements massifs de population ( cf article du site RDC: Ebola, conflits, déplacements et concurrence pour les ressources naturelles);
• la méfiance envers les équipes sanitaires ;
• des difficultés de traçage des contacts;
• la crise humanitaire et alimentaire;
• l'absence  de vaccin spécifique contre la souche Bundibugyo du virus Ebola.
 
Un article (en anglais) de la revue Lancet Global Health résume les différents écueils pour lutter plus efficacement contre cette épidémie :
Operational bottlenecks in the response to Bundibugyo virus disease outbreak in the Democratic Republic of the Congo: a call to action
Carte de l'OMS montrant le cumul des cas confirmés dans les zones de RDC  touchées par l'épidémie à virus Ebola au 23 septembre 2026:
Sur le graphique, on note la rapide augmentation du nombre de cas et de décès confirmés, notamment dans la semaine du 19 juillet.
 
Au 7 actobre le bilan était de 8787 cas confirmés et 4242 décès.
 
Le taux de létalité s'établissait autour de 48 % (il était de moins de 24 % au 15 juin).
 
Ainsi, l’épidémie continue toujours de progresser rapidement, s'étendant sur six provinces dans le nord et l’est du pays, notamment (cf graphique en-dessous):
    • Ituri : principal foyer épidémique, avec 6 480 cas confirmés et 2 989 décès au 6 octobre.
    • Nord-Kivu : deuxième foyer majeur, avec 1 755 cas et 1 013 décès. La transmission y a connu une forte hausse en septembre.
    • Haut-Uélé : transmission toujours active, notamment autour de zones proches du Soudan du Sud.
    • Tshopo et Bas-Uélé : circulation persistante, d'intensité variable.
    • Sud-Ubangi : nouvelle province touchée en septembre, dans le nord-ouest du pays.
    • Sud-Kivu : aucun nouveau cas signalé depuis le 29 mai dans le bilan de l'OMS du 25 septembre.
 
La forte augmentation est due en partie :
 
• à la transmission communautaire et aux nombreux déplacements de population;
• aux capacités croissantes de tests et de diagnostics de la part du personnel sanitaire;
• à l'absence  de vaccin spécifique contre la souche Bundibugyo du virus Ebola.
A partir des données de l'OMS du 6 octobre, j'ai créé le graphique suivant contrastant le nombre de cas et de décès dûs à l'épidémie à virus par Provinces de la République Démocratique du Congo :
    L'épidémie à virus Ebola Bundibugyo, déclarée le 17 mai 2026, par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) urgence de santé publique de portée internationale   (cf article Epidémie Ebola 2026), continue à se répandre dans la République Démocratique du Congo (RDC), et reste une urgence sanitaire majeure (cf article Evolution de l'épidémie à virus Ebola en RDC).
 
Elle a dépassé les 8000 cas confirmés fin septembre, et les 4000 décès début octobre.
 
Elle s'est étendue à de nouvelles provinces du pays (Nord-Kivu : face à des foyers d’Ebola qui se multiplient, les centres de traitement au bord de la saturation).
 
J'ai continué à compiler les chiffres des cas et des décès confirmés en République Démocratique du Congo, sur différents sites (essentiellement le site de l'OMS et du CDC), jusqu'au 7 octobre 2026, et j'ai retracé l'évolution de cette épidémie.
Evolution de l'épidémie à Virus Ebola en République Démocratique du Congo, au 12 octobre 2026
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Epi Info en Version Française, auteur David Moreau (david.moreau@epivf.fr)